Le Silence

à la UneLe Silence

Bonjour/Bonsoir à tous(tes). Je suis le Garde Livre.

Aventurier de l’imaginaire, servant du rêve , mais aussi, auteur. Et sans introduction, je vous présente mon tout premier Roman : Le silence

Un roman de de Fantasy Post-Apo Queer avec des personnages non blancs et maintenant disponible en version Numérique sur les boutiques Kobo.

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En voici le résumé :

Les Terres Brunes sont depuis deux ans abandonnées de tous et toutes. Ravagées par la maladie et parcourues par les Infectés. Il y survit malgré tout un être pensant :  L’Elfe Gris et ancien assassin, Artis. Un soir, alors qu’il s’attelle à piller une maison, celui-ci tombe nez à nez avec un Nain ensanglanté, tenant dans un de ses bras un vieux tromblon rouillé, et dans l’autre un bébé.

Couverture Silence

 

Summer Wars

Les vents d’ouest charriait une odeur d’herbe chaude et de pétale séché dans la chambre de Johana. Elle leva la tête et inspira à plein poumon leurs parfum. Guimauve, freesia et touche de Delphinium.  Des flagrances que l’habitude rendait plus facile à reconnaître. Fut un temps, bien qu’elle ai honte de se l’admettre, toute les fleurs et leurs odeurs se ressemblaient pour elle. Aujourd’hui, elle se sentait perdu dès que les effluves de la ville remplaçait celles des plantes autour d’elle. Elle jeta un coup d’œil par la fenêtre. De sa vue, elles ne les voyait pas mais elle était sur que les pétales reposait quelque part sur la terrasse. Sûrement dans le grand bol de métal, que ses grands mère utilisait souvent. Elle en ferait de jolie petit pot pourris qu’elle distribueraient à quelques un de leurs bon voisins, et certainement aux membres de leurs groupe de peinture LGBT QIA senior.
Elle sourit en repensant à la dernière fois qu’elles y étaient allé. Les deux femmes étaient rentré avec un surprenant paquet. De taille, même ! Un énorme tableau, entouré d’un cadre d’argent torsadé, qu’elle avait reçu d’one amir.
«Ul a dit que peindre c’est bien jolie, mais que son appartement était pas assez grand pour l’accueillir.»
-Bah, pourquoi ul l’a peint alors ? Avait elle demandé confuse.
«Vas savoir, rouspéta la seconde. En tout case, Ul s’en est débarrasséh sur… Je veux dire, ul nous l’a gentiment offerth et qui sommes nous pour refuser la grâce d’one bon amir, ma petite fille. Hein ?
Plus tard, l’œuvre avait été accroché dans le salon. Bien éloigné de la cheminé pour des raisons évidentes. Elles avaient hésité longtemps entre l’accrocher à côté de la fenêtre à filtre ou près de l’espace d’holo-conférence, mais s’étaient finalement décidé à le mettre en arrière de ce dernier, pour que leurs copains puisse le voir pendant leurs visio.
Un tableau, quel qu’il soit, jurait avec l’atmosphère de la pièce. Et, de son mur à écran tactile, ses lumières à luminosité ajustable, son espace bureautique, jusqu’à l’interface sonore incrusté, on devinait pourquoi. Cependant, un tableau représentant une orgie greco-cyberpunk, où tout les convives en tenue d’ève, étaient composé de chevaux anthropomorphe, semblait parfaitement à sa place dans cette maison provençale.
 Johana rit. Le tableau avait fini par plaire, même à la moins convaincue de ses grand-mère.
«Je suppose qu’il a un je ne sais quoi» Avait elle dit en sirotant son pastis.
Elle se souvient avoir rit en l’écoutant, puis avoir pris une longue rasade de son diabolo Grenadine en regardant le ciel bleu azure. « Ça n’est peut-être pas la mer, mais c’est l’été quand même. Mon été.» Avait elle pensé à l’époque.

Le souvenirs lui tira un sourire quelque seconde de plus, avant de muer en un rictus inquiet. Été ou non, l’heure n’était plus au vacances. Elle s’arrachât à la fascination qu’exerçait les fleurs sur elle, et la cohorte de paisible souvenirs qui les suivaient. Le cerveau humain avait cette tendance à se réfugier dans le positif et le distrayant face à l’adversité. Mais l’heure était grave, et devait être consacré, justement, à leurs adversaire.
Son premier, le plus immédiat, était la chaleur. Ce dernier lui donné en horreur la simple pensé de s’aventurer dehors de peur de cuire sur place. Heureusement, « La Baulardière» était solide. La bâtisse aux pierres grise et son aura quasi centenaire créait un îlot de fraîcheur où elle pouvait se préparer à l’assaut qui allait avoir lieu. Dans sa concentration, elle se mit à nouveau à entendre le cris des féroces cigales, que son cerveau avait occulté jusqu’ici. Elle hurlait leur conversation à tout bout de champs et faisait écho à l’angoisse au creux de son ventre.
Elle attrapa son mug vert rempli de cola. Les glaçons avaient fondue depuis longtemps déjà mais il était toujours frais. Elle remarqua vaguement la marque de condensation qu’elle avait laissé sur son bureau, mais était plus intéressé par les gouttes d’eau perlant de la céramique, et filant à pique en de multiples course folles. Elle les rattrapât avant qu’elles ne tombent sur le parquet, le regard absent. Puis se dirigea de nouveau vers la fenêtre de sa chambre.
Elle sortit une paire de lunette doré de sa poche et les enfila sur ses yeux. Un bruit de cloches cristallin retentit à ses oreilles seuls, et un écran d’accueil défila en trois dimension sur le paysage de campagne estival qui s’étendait à l’infini. Utilisant la caméra, elle zooma sur les pâtures lointaines. Perdu parmi une flopée de croquignolette vache, un pâtre chassait son chien, visiblement rechignant à faire son travail de berger. Au dessus d’eux, l’astre Jovien brillait d’une lumière violacé dans un ciel parsemé de débris lunaires. Johana soupira. Comment autant de beauté dans un monde aussi fragile pouvait exister. Cela la dépassait.
Traçant des circumambulation autour de sa tasse, elle essaya de de chasser l’angoisse qui rampante dans son estomac depuis ce matin.
Elle s’assit à son bureau et organisa du bout de ses doigt des fichiers et photos de son espaces digital. Regarda un tableau remplis de chiffre puis un article de journal, avant de passer à une photo pris le jour même par un de ses camarades. La concaténation de toute ses informations ne laissait pas de doute sur la possibilité qui s’offrait à elle. Elle prit une profonde inspiration. Ses yeux se posèrent son mur métallisé, couleur cuivre, sur lesquelles des écran poster affichaient des photos d’elles et ses amoureuses Louise et Shéhérazade. D’autre photos la montrait elle et ses amis, brandissant des drapeaux des fiertés.  Son propre drapeau, un drapeau à cinq bande rouge, orange, blanc, rose et violet, trônait sur son mur numérique.
Tant de gens étaient impliqués dans ce projet, tant de vie qui ne demandaient qu’a changer et aider le changement. Aujourd’hui, elle serai l’épicentre du phénomène qui allait se dérouler, mais elle n’en était pas pour autant la chef ou la tête. Peut-être seulement la main, et encore. Rien de toute cela ne lui serait possible seule. Elle espérait juste ne pas décevoir tout ces gens qui croyait en elle.
Ses grand-mère frappèrent à la porte. Souriante malgré le silence et l’angoisse apparente qu’elles partageaient, elle posèrent un bol de brugnon et quelques pâtisseries fourré de confiture de framboise avant de partir, non sans déposer deux gros baiser sur ses joues. Une grand mère pour chaque. La confiture et la pâte autour étaient divine.  Le brugnon, moins sa tasse de thé mais elle aurait préféré regarder le soleil ardent droit dans les yeux plutôt plutôt que de les décevoir.
Une icône apparut dans le coin supérieur de ses lunettes. Un message.
« Transfert de fond en cours, prépare interception»
Un autre message d’une camarade avocate
« Les papiers sont signé, tout est légites»
Plus que quelque secondes avant de commencer. Était elle prête ? Trop tard pour le savoir se dit elle. Elle ne pourrait entreprendre tout cela qu’une seule et unique fois. Elle n’avait pas le droit à l’erreur.
Elle invoquât une trentaine d’écran de commande dans son espaces de réalité augmentée. Elle allait devoir jongler simultanément avec celle ci et la réalité virtuelle pour pouvoir visualiser ce qu’elle faisait. Une tache qui allait diviser mais nécessiter toute son attention. Elle se prépara, prêt, à lancer la manœuvre.

3…2…1
Johana se propulsa dans l’espace virtuelle.
Une première vague de bot de sécurité vinrent pour identifier son adresse IP.  Préparé à cela, elle exécuta une vague de commande pour rendre celui-ci plus long à analyser, et activa des programmes de VPN  fait maison concocté par des camarades. Pensant avoir gagné un peu de temps, elle se laissa surprendre par une contre attaque alors qu’elle déposait un raccourcis, sur la fenêtre droite d’interface, situé près de son lit en RA. Son IP avait déjà était proprement disséqué et catégorisé comme ennemie par les interfaces de sécurités.
  Réagissant par pur réflexe, elle s’immergeât en RV d’un mouvement de tête invoquât avec une flopée de code de désactivassions. Elle doubla son coup avec un piège de détournement pour la prochaine vague qu’elle sentais déjà venir. Cependant, le piège se fit désactiver aussi vite qu’elle l’avait posé et un code militaire fila comme un missile vers elle. La température dans la maison grimpa d’un coup pour Johana. L’ombre de la maison soudainement incapable de la protéger de l’été, devenue menaçant. Elle se força à respirer. Les mesures de défenses était bien au delà de ce qu’ils avait espéré mais heureusement, Uls s’étaient préparé à ce genre de possibilités. De plus, elle n’avait pas besoins de les vaincre. Tout ce qu’elle devait faire était de trouver le document dont elle avait besoins. Un document qui n’avait pas été supprimé pour la seule raison que son existence avait été oublié jusqu’ici. La peur redoubla dans son ventre. Si elle ratait son coup, l’on se souviendrait sûrement de l’ existence de celui-ci et plus jamais une chance pareille ne se présentera à eux.
Le code de classe militaire vint pour son corps VR.  Juste au creux de son interface de vue. Si elle le laissait la toucher, il grillerais tout son hardware, sans espoir de le réparer. Elle ne le repoussa qu’à la dernière minute et les éclaires bleu du code mourant l’aveuglèrent un instant. L’empêchant de voir venir le second code qui l’atteint dans le dos. Son interface se brouillas une seconde. Elle se lança dans la rédaction frénétique d’une salve de code. Le deuxième code était, fort heureusement, moins virulent que le premier, mais son temps de réactions lui avait donné de quoi faire de potentiel ravage. Son interface semblât clignoter quelque seconde comme une lampe sur le point de lâcher. Puis semblât se stabiliser. Elle lâcha un court soupire, en venant à souhaiter de ne pas être venus seule ici. Bien que cela aurait été totalement inconscient de leurs part. Par sécurités, uls avaient décidé de ne compromettre que l’one d’entre eux. Cela faisait sens pour elle, quitte à tomber, autant laisser une chance aux autres. Elle n’était cependant pas prête à partir sans se battre. Et ses grands mères étaient bien évidement, du même avis qu’elle. Elle étaient maintenant, à n’en point douter, en bas, fusil à charge sonore chargé et prêt à le pointer sur tout appareilles qui s’approcherait pendant le processus.
Un nouveau code filât pour descendre les serveurs soutenant sa forme virtuelle. Cette fois ci une alerte retentis dans le haut parleur de ses lunettes pour la prévenir et elle pu s’en protéger sans trop de problèmes. Encore quelque douzaines de secondes et si elle ne se déconnectait pas, elle aurait les officiers du poste le plus proche sur elle et sa famille. Tout ses instincts lui criaient qu’elle devait partir. Certes, leurs informations attestaient de l’existence de ce document de loi sur ce serveur gouvernemental. Mais personne n’avait pu confirmer sa place exacte ici. Existait même il ?  Peut être que tout cela était en vain ? Si elle partait maintenant, peut-être pouvait elle effacer assez leurs traces pour tenter une seconde incursion plus tard ? Non, leurs sécurités aurait doublé entre les deux. Évoluant sur le serveur, elle entra dans un dossier presque vide, jeta un coup d’œil à son maigre contenue tout en repoussant des codes maintenant de plus en plus nombreux. Elle quitta le dossier pour de diriger vers les dernières rangé de dossiers, puis tiqua, sentant qu’elle avait manqué quelque chose. Retournant dans le dossier précédent, elle trouva une image. Un fichier, bien plus modeste que ce qu’elle avait pensé chercher jusqu’ici. Elle l’ouvrit tout en envoyant des images miroir d’elle à travers le serveur pour se donner le temps dont elle avait besoins. Mais un seul coup d’œil su lui dire ce que c’était bien ce qu’elle cherchait. Le copier ne lui pris qu’une fraction de seconde. Il était grand temps de déguerpir.
Elle se dirigeas vers la backdoor par laquelle elle était rentré, évidement très éloignée de là où elle était. Se précipitant dessus, elle vit arriver depuis la même direction le code le plus gros qu’elle n’ai jamais vu. Johana, retins sa respiration.  Son enveloppe ne pourrait pas survivre à cela, et la copie du dossier avec. Elle se forçat à réfléchir. Y avait il quoi que ce soit qu’elle puisse lançer contre se monstre ? Non, elle n’avait tout simplement pas de quoi y faire face. Mais peut-être n’avait elle pas a y faire face. Balayant l’espace virtuelle des yeux, elle aperçus le raccourcis qu’elle avait posé plus tôt pendant son incursion. Pas d’autre choix. S’engouffrant dedans, elle ne se vit éviter le code qu’à l’ultime secondes. Elle apparue près de la backdoor. Lutant contre l’envie orphédienne de regarder en arrière, elle se jeta sur la sortie. Au moment où elle la franchit, une véritable armé de camarade pirate prirent le relais pour sceller la porte de leurs mieux et effacer couvrir leurs traces. Johana ne perdit pas une seconde et envoya la copie du fichier à leurs avocats. Quelque minutes d’angoisse passèrent dans son estomac alors qu’un silence tacite régnait dans la sale virtuelle remplis de ses comparses.

« Fichier déposé au parlement, sénat, consulat et aux journalistes. C’est fait J.»

Johana sentit ses entrailles se délier. Elle l’avait fait. Uls l’avaient fait. Elle n’y croyait pas et pourtant. C’était fait.
Elle pris une gorgé de son cola dans sa chambre, le goût du travail bien fait coulant sur sa langue. Et regardât les messages et emojis des milliers de personnes qui peuplé le chat de leurs groupes. Entendit les hurlement de joie de ses camarades en réalités virtuelles et vit leurs embrassades.
Grâce a de la paperasse, des closes signés, le travail de millier de personnes queer et racisés et un articles de loi oublié de tous sur un serveur gouvernemental, elle et les siens venait de déclarer l’indépendance de leurs nouveau pays.

Le temps qui croasse

L’odeur d’une cigarette mentholée flotte sur le balcon. Je regarde machinalement vers le bas.
« Combien qu’y a d’étage tu m’as dit ? DJ se retourne, puis inspire sa bouffé de tabac. Ael lève la tête puis recrache une fumée plus blanche que l’amas de brouillard qui ondule en volutes informes en hauteur, là où les hologlisseurs volent.
— 330 ou plus, je crois. De là où ont est 153.
— Ça te fait jamais flipper de vivre aussi haut ? Ael secoue la tête.
— Le système médical a plus de chance de me tuer que mon balcon. Alors non. J’aime plutôt y penser comme un petit havre de paix.
Je tends l’oreille; la cacophonie de moteurs magnétique et de klaxon tempête qui se perds dans l’immensité verticale, m’interroger sur sa définition du mot «havre».
— Ça te dépayse pas trop tout ça ? Me demande-t-ael. Je veux dire, j’ai vue quelque vidéo d’époque et, moi même j’aime les drames historiques. 2020 c’était pas exactement la même, ça doit te paraître un peu étrange tout cela ?
— Oh je dit pas, c’est nouveau pour moi, mais je me suis pas fait cryogéniser dans l’espoir d’un monde meilleur. C’est la même merde, même système, même police, différente précarité. DJ grimace.
— Ça me rend pas très optimiste pour mon propre futur tout ça. Je lui fais signe de me passer la bouteille de coca. Évidemment, eux étaient toujours là.
— Pourquoi, poursuivie je, tu l’étais ? Optimiste, je veux dire.» Ael me regarde. Un silence s’étire entre nous. Il est interrompu poliment par le grondement lointain de ce que je pense être un orage. Une fine pluie crève soudain le brouillard et nous nous mettons tous les deux à observer l’horizon de tours, d’avenue piétonne surélevée éloignée, et autre joyeuseté consumériste, fier résistant face à la nuit.
Je ne crois pas qu’ael ai envie de répondre à ma question. Du coup je veux détendre l’atmosphère.
«On ne peut pas retirer à ton époque qu’elle est plutôt cozy» Ael ricane.
J’entends un bruit que je connais bien, mais qui me surprend ici. Un corbeau. Il émerge des côtes vertigineuses de la tour puis se pose en douceurs sur la rambarde. Il penche la tête l’air curieux, puis coasse dans notre direction. Je me retourne.
— Domestique ?
— Semi, il vient réclamer à manger de temps en temps. Ael se saisit d’une chips puis la tend avec douceur à l’oiseau. Curry vert, l’oiseau à bon goût. Ce dernier ne se fait pas prier pour la manger.
— Tu veux pas l’adopter ?
— Je suis pas sur qu’il se sentirait très à l’aise dans mon 30m2, même avec ma terrasse. Je prends moi-même une chips que je m’emploie à mastiquer.
— Tu sais, ael reprend, c’est les derniers animaux sauvages qu’on a dans le coin. Je trouve ça cool. Je grimace.
— Moi je trouve ça tragique. Mais c’était déjà plus ou moins la même chose à mon époque, alors bon…
L’oiseau vient réclamer une nouvelle chips que DJ lui donne sans attendre. Il lea laisse même gratter son front. Je ne m’y connais pas beaucoup en oiseau, mais j’imagine que ça doit être un signe de confiance.
— Certains les voient comme des charognards qui ont suivi nos déchets, mais moi j’aime bien y voir une métaphore de la vie humaine. Ils se sont adaptés, et maintenant ils font comme ils peuvent.
— Tu penses qu’eux aussi sont exploités par l’état ? Ael pouffe.
— Ça m’étonnerais pas. En parlant de cela, j’ai entendu dire qu’il y avait des groupes de hackers anarchistes qui se font appeler les corbeaux. Ils auraient piraté les banques centre-ville et distribué des crédits matériels à plein de gens.
— J’étais pas trop au courant de bases, mais c’est cool. Tiens fil moi une clope s’il te plait. Je le remercie puis demande avec une pointe d’ironie : Du coup, ce groupe, ils veulent être libres comme les corbeaux qui sont asservis à nos déchets ?
— C’est plutôt une critique de nos conditions de vie actuelles. Tu penses comme eux déjà, c’est cool. Je souris.
— Merci pour le compliment, mais je leurs serait vraiment d’aucune utilité. Je sais pas hacker moi.
Le corbeau tourne la tête une seconde fois puis décide qu’il nous a assez fréquentés. Jolie pti gars, il va me manquer. Alors que j’approche mon briquet près de ma clope, il s’en saisit en vole et disparaît avec, dans le brouillard. Si DJ l’a vue, ael est assez polie pour ne pas se marrer tout de suite. Je lâche un soupir. J’ai pas envie d’être en colère. C’est comme ça. Je me tourne vers DJ et m’adosse à la rembarre.
— Dis, ça existe encore Macdo ?»

Ce texte a été écrit dans le cadre d’un mois de défi d’écriture, entre le mois de Novembre et de Décembre. Le thème de ce dernier était « Corbeau»  Avec des amies, nous avons écrit 4 textes chacun, tous partant d’un seul mot/Thème. Ce faisant, je voudrais remercier Sheherazade et Ana Cazalis avec avec qui j’ai fais ce jolie voyage. Leurs retours étaient utiles et leurs textes : des trajets surprenants et appréciables.

À leurs réussites et leurs bonheurs, je lève mon verre de sirop de Mirabelle !

Jusqu’à à nos prochaines pérégrinations littéraires.

À cheval de «données»

Essaie de nouvelle SF avec le support leçon de Mary Robinette Kowal/Brandon Sanderson

Léa, anxieuse, inspira longuement entre deux corrections de trajectoire, gorgeant ses poumons des vapeurs d’ions générés pars sa monture exosquelette cheval. Les stabilisateurs ventraux amortissaient avec brio le gallot infernal de son IA devenue incontrôlable. Si ce n’était pour sa visière interactive et les messages d’alerte de l’interface, elle aurait presque pu ignorer qu’elle courait droit à sa perte. Elle s’énerva une énième fois sur les commandes d’arrêt d’urgence, tentant de recalibrer les injecteur, puis d’enclencher les freins d’urgence, mais sans succès. Elle devait essayer autre chose. Elle réajusta une nouvelle fois la trajectoire de sa monture puis lança une analyse, cette fois si avec l’interface « Sans échec » située dans un renfoncement des commandes, presque derrière elle. La barre progressaient sereinement ce qui l’inquiéta d’autant plus. Lors d’une analyse informatique, c’était rarement un bon signe de la voir aller aussi vite. Soudain, elle ralentit sa progression , puis s’arrêta quelque seconde, comme pour signaler un noeud de donnée défectueuse. Léa retint sa respiration.
Mais l’écran suivant n’indiquât cependant que l’absence d’un quelconque problème et en voyant cela, elle jura avec force. Elle était bientôt à court d’idée. Que se passait-il bon sang ? Elle n’avait pourtant jamais eu de problème avec le modèle Ax-35 jusqu’ici.
Une icône admin apparut en face d’elle, sur le bord droit supérieur de son écran d’interface principale. Elle revérifia sa course avant de cliquer dessus. C’était un bête message apparut pour lui recommander une mise à jour, et, en le voyant elle poussa un hurlement strident, à mi-chemin entre l’amusement et l’angoisse. Elle considéra un instant jeter sa machine contre une bordure et mourir avec, mais rejeta la pensée d’un geste de bras agacé. Par accident elle toucha le bouton de mise à jour de l’interface. Même dans cette situation, elle ne pu retenir un sourire. Probablement nerveux.
«Au point ou j’en suis…»,Le chargement ne dura qu’une poignée de secondes.


«Mise à jours complète, redémarrage nécessaire, cesser course ? »


Léa resta bouche bée. Ça ne pouvait pas être aussi simple non ? Elle confirma la commande, un espoir fin, mais douloureux, lui vrillant l’estomac. Soudain la monture ralentit, puis s’arrêta enfin complètement. Son sas s’actionna sans qu’elle n’ose encore y croire, et le champ de course de l’hippodrome à graviter condensé se révéla devant elle. Elle quitta son engin hagard puis tituba quelque mètres avant de tomber. L’adrénaline avait disparu et avec, elle eu l’impression d’avoir les jambes soudain coupés. Elle leva les yeux. Au loin, s’approchaient en courant les secours et les mechano-ingénieurs, avec leurs médipade et leurs attirails de scanner.
Elle soupira, exténué.
Peut être les chevaux de chaire avaient ils encore quelques beaux jours devant eux ?

Lecture #7: Short Stories — With Special Guest Instructor Mary Robinette Kowal – YouTube

Le Garde-Lit

Le Garde-Lit

 

Jeunes gens

Gentlwomen et leurs pendants masculin

amis à l’étiquette fluide ou en dehors du 2

et plus généralement, vous, âmes perdue dans la Bibliothèque :

Bienvenue. 

 

 

Je souhaiterai commencer cet article sur cette citation que je trouve d’un excellent ton :

Deux choses sont inséparables du mensonge, beaucoup de promesses, et beaucoup d’excuses.

Je vous présente en conséquence milles excuses et vous promet de ne pas faire de promesse à l’avenir.

Ceci posé, voici ma très légère actualité :

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Le Garde-Livre, L’Impératrice de Mijak

Le Garde-Livre, L’Impératrice de Mijak

Bonsoir. Je suis le Garde- Livre.

Si je vous dis « bonsoir » c’est par ce que j’ai retrouvé une montre dans les rayons poussiéreux dédiés aux romans horrifiques et de Dark-Fantasy. Une montre à gousset tout à fait récente dans ses mécanismes et dans son aspect, mais qui ne m’appartient pas… Elle se remonte automatiquement grâce aux mouvements et vu qu’elle marche encore je suppose que son propriétaire n’est pas loin…Enfin, bon. Tant qu’il ou elle ne vient pas la réclamer elle restera avec moi. Bref, Bonsoir ! Attaquons sans plus attendre notre nouvel ami :   “ L’Impératrice de Mijak ”, Lire la suite « Le Garde-Livre, L’Impératrice de Mijak »

L’avis de Roger – La Taverne des Trois plumes : Les Chroniques de Krondor.

L’avis de Roger – La Taverne des Trois plumes : Les Chroniques de Krondor.

« Magicien », ou, « Les Chroniques de Krondor  » est une tétralogie de High-Fantasy écrite par Reymond.E.Feist, dont le premier tome est sorti en 1982 sous le titre de «Pug, l’Apprenti ».

L’auteur, âgé de 70 ans,  est né en 1945, en Californie.

Certains critiques de l’époque s’accorde à dire qu’une parenté entre ce livre et : « Le Seigneur Des Anneaux » existe. Lire la suite « L’avis de Roger – La Taverne des Trois plumes : Les Chroniques de Krondor. »

Melanie Fazi de « Serpentine » à  » Notre-Dame-Aux-Ecailles

Melanie Fazi de « Serpentine » à  » Notre-Dame-Aux-Ecailles

Le goutte à goutte s’échappant des hautes parois de la bibliothèque sonne dans l’instant comme le bruit le plus insupportable que je n’ai jamais eu à ouïr de toute ma courte vie.

*Floc Floc Floc Floc*

Plus jeune, j’avais pourtant appris à ignorer tous ces bruits lents et répétitifs qui, s’ils on leur donne trop d’attention, finissent graduellement par broyer l’entièreté de votre sang-froid. Comme des blocs de grès offerts aux courbes acérés des vagues marines. Lire la suite « Melanie Fazi de « Serpentine » à  » Notre-Dame-Aux-Ecailles »

Les Sous-Genres de la Fantasy – Partie 1

Les Sous-Genres de la Fantasy – Partie 1

Si certains s’accordent à dire que la bibliothèque dans laquelle je vis est un véritable dédale, d’autres, plus fins et moins prompts à n’observer que l’évidence, vous diront que le dédale, le vrai, se situe entre ses rayonnages. Mais alors, lequel des deux a le plus raison ? Celui qui, livré à lui-même et sans l’aide d’Ariane, n‘en finit pas d’angoisser quant à savoir où se situe la sortie ? Ou l’autre, celui qui grognera, pestera et maudira les rayons alors qu’il cherche encore, tant bien que mal, à comprendre la logique de rangement et de classification qui régit la Bibliothèque. Lire la suite « Les Sous-Genres de la Fantasy – Partie 1 »